Ch'askatura (frère des étoiles en quechua) : « Nous sommes poussières d’étoiles » nous dit Hubert Reeves.
Et il en est de même de tout individu, quelle que soit son espèce. Nous sommes tous constitués de cellules dont les atomes fondamentaux (carbone, azote ou hydrogène, ...) sont venus des étoiles.
Voilà pourquoi mon esprit s'y égare si souvent.


Si tu es heureux ... sois contagieux !

mardi 19 août 2008

Principe Zététique 2


Voici une série de huit définitions que je souhaite soumettre à votre esprit critique et vos yeux ébahis (mais oui) .
L'objectif est de mieux cerner la Zététique, cette discipline qui aime que les choses soient claires et que les esprits frappeurs restent à leur place.

Poursuivons par le Principe Zététique 2 :

Inexpliqué n'est pas inexplicable.
Tout comme un Ovni n'est pas un objet volant non identifiable, de nombreux phénomènes qui nous semblent étranges ne sont pas aussi rares ni aussi incompréhensibles que nous voulons bien le croire. Une absence d'explication pour un phénomène, n'est jamais la preuve de son caractère surnaturel mais seulement de notre incompétence à le comprendre. Ainsi on peut ignorer l’existence des siphons souterrains et pour autant se garder de croire à la présence d’esprits frappeurs dans une maison riche en bruits.

à suivre ...

Retour de Réunion



Piton de la Fournaise.
Au fond de la caldeira refroidie, un curieux phénomène volcanique : Le Formica Léo.
Perdu dans l'immense plaine de laves et de scories, c'est un formidable cas ce Léo. On dirait l'oeil d'un caméléon. C'est le Formicaméléon (ah, ah !).
Sur une peau de crocodile que forment les laves millénaires, nous marchons à pas précis et mesurés. Les fissures, les grattons acérés s'arrangent à user nos semelles.
Au loin, le Dolomieu et au delà, les vidanges de l'enfer. La gueule du dragon s'épanche toujours.
Retour au refuge du Pas de Bellecombe pour un chocolat chaud mérité tant le vent et la brume nous glacent. Puis sandwich et retour vers les éternels embouteillages.
Nous apprenons, par ailleurs, que l'alerte 1 mise en oeuvre juste après notre départ, vient d'être levée.
Nous avons eu la chance de descendre avant le réveil du fauve.
Congelés mais heureux !

mercredi 16 juillet 2008

Réunion - Madagascar : allons-y voir !


C'est parti !
Grand saut vers l'océan indien.
Basalte, fournaise, massalés et baobabs, on ne va pas se gêner.
Promis, juré : des photos au retour.
En attendant, pour patienter, trois clichés de 2002 :



See you soon !

vendredi 11 juillet 2008

Ingrid arrête ton char !

Bon, d'accord, tu as un joli minois, tu est courrageuse, intelligente et charismatique. Tu m'as beaucoup ému quand tu serrais tes enfants sur ton coeur. L'image a fait le tour du monde et plus d'un(e) a dû mouiller le mouchoir.
Quand je t'ai vu à genoux sur le tarmac de Bogota, parmi tes compagnons d'infortune, je me suis dit que les effets de la longue captivité que tu avais subi étaient bien visibles à ce moment. Puis, de jour en jour, j'ai lu, entendu et vu tes évocations aux sources divines responsables, dis-tu, de ta libération. Ah bon ? L'hélico qui t'a arraché à la jungle, les gars qui ont pris le risque de se faire descendre pour te libérer, les multiples initiatives diplomatiques, les comités de soutien, peut-être aussi les rançons (et pourquoi pas après tout si cela a permis la libération des otages), tout ça c'est du pipi de chat ? Tu parles de miracle, de Lourdes et du pape. J'apprends que tu avait réclamé une bible pour t'aider à supporter ton supplice, pourquoi pas; un dictionnaire aussi, mieux à mon sens. Mais pourquoi faut-il que tu t'épanches en public avec toute ces simagrées et bondieuseries? Arrête ton char, Ingrid ! Tu m'étais sympathique, je t'en prie ne gâches pas tout. Ta France est laïque et tes prières déplacées.
PS : pardon si je te tutoie mais nous avons été tant abreuvés de tes souffrances que tu fais partie de ces proches que l'on ne peut plus vouvoyer.

lundi 30 juin 2008

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Il y a des fois ou l’improbable nous trouble tant qu’il provoque un émoi qui nous marque à jamais. Quelqu’un pris, cette nuit là, un train qui n’existait pas, franchit la mer et vint me rendre une visite aussi impromptue que fabuleuse.

C’était en mai 1994. J’étais depuis quatre ans affecté au chantier du tunnel sous la manche. Les travaux touchaient à leur fin ; c’était la période de « marche à blanc ». C’est un temps où, après tant d’efforts, de nuits blanches, d’engueulades et de réussites techniques, le système de transport est testé en grandeur réelle.

Cette nuit là, au centre de contrôle de Folkestone c’était mon tour de repos et, tout en sirotant un de ces thés anglais, je parcourais les journaux et magazines laissés là par mes collègues britanniques. Cette matière m’était précieuse car, outre le fait d’entretenir mon pauvre anglais, elle me fournissait des éléments à collecter sur le carnet où je consignais mes impressions de voir le monde comme il tournait. Mon choix se porta sur un journal de la veille. C’était « The Sun » ou « The Daily Mirror » et en première page, sous la pin-up de service, nous renvoyant en pages centrales, un titre étonnant pour un canard de cet acabit : « A Victory for Justice, Peace and Dignity ».

Je lu l’article. C’était, dans son intégralité, le discours d’investiture d’un tout nouveau président Africain. Tout en parcourant le texte, j’entrais en résonance avec les propos de celui qui l’avait écrit. De cet homme, je connaissais l’histoire. Né noir, en Afrique, sur un territoire conquis et confisqué, il s’était toujours opposé à ce que d’autres approuvaient sans complexe. Il avait, pour ça, payé le prix fort : les coups, l’opprobre et la prison. Je le voyais, je l’imaginais si longtemps, si interminablement aux mains de geôliers pervers. Je devinais sa patrie livrée à l’humiliation et à la discrimination. Rien ne lui était épargné : les persécutions, les sévices, les barbelés, les meurtres.

Assis dans la pénombre de la salle de contrôle, je pensais aussi à ce complexe ferroviaire destiné à relier, enfin au sec, deux pays qui se cherchent querelles depuis des siècles.
Les paroles de cet homme eurent, cette nuit, un écho en moi qui allait fixer dans ma mémoire ce tour de garde en perfide Albion.

Il parlait de paix, de réconciliation. Il y avait dans son discours la joie d’une liberté enfin retrouvée. L’amour d’une liberté à partager avec ses adversaires sous peine de se perdre à nouveau, disait-il. On sentait qu’il passait outre ses longues années d’exil pourvu qu’enfin son pays ne soit plus ce démon. Lui aussi, et d’une façon autrement tragique, jetait un pont entre deux mondes si longtemps opposés. Et ses années de geôle, sa « Robben Island », étaient nos Tours Martelot : l’isolement, la défiance. Ce qu’il fallait surmonter.

Prix Nobel de la Paix, il aura 90 ans le 18 juillet.
Joyeux anniversaire Monsieur MANDELA.
Longue vie à MADIBA !

mardi 24 juin 2008

Frisson et vertige !

J'ai souvent vécu des vertiges dans mes escapades pédestres et "randonatiques".
Gorges, gouffres et falaises, s'ils n'ont pas fait mon quotidien, ils ne m'en n'ont pas moins apporté quelques émotions fortes que ma mémoire conserve avec frisson garanti à chaque évocation.
Visitant un blog par lien @mical interposé, voici ce que j'ai découvert, sidéré.
C'est là : http://www.brightcove.tv/title.jsp?title=1438490562
A vous de trembler !

De bric De broc

Rubrique à voir, à écouter, à lire, à faire (ailleurs) ...
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A lire :
Halte aux Jeux !
d'Albert JACQUARD
Stock - 10€
Derrière la belle vitrine des JO, qu'y a-t-il en vérité ?
Masqués par les belles images, l'envers du décor : souffrance de tous, échec de la plupart, dopage, idéologie totalitaire.
La véritable règle du jeu est le profit, quel qu'en soit le coût humain.
Courrir plus vite, sauter plus haut, être le plus fort, pisser le plus loin : il est temps de remiser cet idéal enfantin et de proposer un modèle d'olympisme enfin humaniste.